L’Histoire d’Ashlinn… Résidente de la Maison Anne

Je vis depuis 18 mois dans des logements sociaux subventionnés par le gouvernement. Suite à un séjour prolongé en hôpital psychiatrique, il a été conseillé que je vie dans un logement communautaire jusqu’à ce que je me retombe sur mes pieds.

Située à proximité de mon école, des épiceries, de la pharmacie, etc., la Maison Anne semblait être la situation idéale. Étant un nouveau bâtiment, avec les fournisseurs en train de peaufiner la structure, il y avait une attente pour entrer, mais je pouvais dire dès le moment où j’ai rencontré la directrice, Sheila Woodhouse, que ce serait vraiment la bonne chose pour moi. Nous nous sommes liés sur la Pharmaprix Course pour les Femmes de 5 kilomètres pour collecter des fonds pour les femmes en santé mentale pour laquelle je m’entrainais et j’ai appris que de même, la Maison Anne avait une équipe qui participait dans l’événement.

J’ai emménagé le premier jour où la Maison Anne était ouverte et, pendant les premiers mois, nous n’étions qu’une douzaine dans l’immeuble, qui peut accueillir trente femmes. Il y avait un contraste frappant avec l’énergie du précédent refuge sans nom dans lequel j’avais séjourné en attendant l’ouverture de la Maison d’Anne. Il y avait une clé à ma porte donc mes affaires étaient en sécurité et j’avais un studio chaud et ensoleillé où je me sentais chez-moi.

Les intervenants sont pour la plupart jeunes et comprennent notre situation. Ils nous traitent avec le respect et je crois sincèrement que dans une autre vie, j’aurais pu être amis avec eux. Vivre dans un logement social a allégé un énorme fardeau financier, mais ce sont surtout les relations avec les autres femmes et le personnel qui ont été les plus bénéfiques pour moi.

Peine à trouver un logement abordable et un parcours de bien-être mental nous ont permis de trouver un terrain d’entente, mais j’ai appris à connaître ces femmes d’une toute autre manière. Entendre parler de la famille proche et éloignée, et même avoir le plaisir de connaître personnellement certains de ces membres, a créé des relations durables et précieuses.

Depuis un an et demi, le fait de passer du temps au camp avec certaines des autre résidentes et membres du personnel a été un moment fort pour moi. Vivre dans une cabin rapprochée nous a forcés à quitter nos appartements autrement séquestrés et nous a permis de mieux nous connaître à un autre niveau. Partager des histoires, rire et jouer des jeux nous a procuré des souvenirs inoubliables. La vie en communauté a été une expérience et, bien que la raison pour laquelle je me suis retrouvé dans cette situation n’était pas idéale, la Maison Anne s’est révélée être un réseau de soutien qui m’a aidé à reprendre pied. Bien que je pense maintenant à passer de cette étape de ma vie à une vie plus indépendante, je suis très reconnaissante à la Maison Anne qui était là pour moi au moment où j’en avais le plus besoin.

Avec des activités quotidiennes comme les arts visuels, la musique, le yoga, les repas en communauté et bien plus encore, les activités ne manquent pas et vous permettent de rester en contact avec les autres résidentes.

Si vous recherchez une situation de vie à faible coût et envisagez un logement en communauté, je vous recommande fortement la Maison Anne. Qu’il s’agisse d’un logement de transition à court terme ou à la recherche d’un logement à long terme, la Maison Anne saura vous fournir tout ce dont vous avez besoin pour réussir votre réintégration.

La Maison Anne est et a toujours été chez moi et j’ai créé une nouvelle famille élargie grâce à eux. J’ai eu le plaisir de faire partie de la communauté.

Ashlinn